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Circulaire
Statut
En vigueur
Numéro de dossier Volume Chapitre Sujet Document Date
2011-021 01 01 30 03 2011-06-10
Sujet

Mise en œuvre d’un programme de surveillance de l’usage des antibiotiques en établissement de santé

Expéditeur(s)

Le sous-ministre adjoint à la Direction générale de la planification, de la performance et de la qualité
Destinataire(s)
Les directrices et directeurs généraux des établissements de santé et de services sociaux et les présidentes-directrices et présidents-directeurs généraux des agences de la santé et des services sociaux
Cette circulaire s'adresse également, en adaptant les destinataires :

  • au Centre régional de santé et de services sociaux de la Baie-James (CRSSSBJ)
  • à la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSS du Nunavik)
  • au Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie-James (CCSSSBJ)
  • Objet

    Cette circulaire a pour but de préciser les attentes ministérielles au regard de la mise en œuvre d’un programme structuré de surveillance de l’usage des antibiotiques en établissement de santé. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan d’action ministériel sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales 2010-2015 élaboré par la Direction générale de la santé publique.  

    Contexte

    En juin 2006, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a diffusé un premier plan d’action sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales pour soutenir les agences de la santé et des services sociaux et les établissements dans la mise en place de mesures pour prévenir et contrôler ces infections. L’une des actions prévues à ce plan visait à soutenir, aux niveaux local, régional et national, la mise en place d’un programme de surveillance de l’usage des antibiotiques en centre hospitalier. 

    La surveillance de l’usage des antibiotiques a pour objectif général de favoriser l’usage optimal des antibiotiques en milieu hospitalier en vue notamment de limiter la progression de la résistance bactérienne, contribuant ainsi à la lutte contre les infections nosocomiales. C’est dans cette perspective qu’un cadre de référence relatif à l’usage optimal des anti-infectieux et au suivi de leur utilisation en milieu hospitalier a été produit et diffusé en 2008 par le Conseil du médicament, organisme maintenant intégré à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Ce cadre (www.inesss.qc.ca) a pour principal objectif de soutenir les dirigeants des établissements et leurs équipes qui doivent s’engager dans la mise en place d’un programme de surveillance de l’usage des antibiotiques. Le cadre de référence a été conçu afin de les orienter tout en respectant l’autonomie de chaque établissement et sa responsabilité dans le choix des priorités d’action et des structures nécessaires à la concrétisation ou à la consolidation de ce programme.  

    Modalités

    Attentes ministérielles

    La mise en œuvre d’un programme de surveillance de l’usage des antibiotiques nécessite la réalisation de plusieurs activités telles que décrites dans le Cadre de référence précédemment discuté. Les attentes ministérielles minimales au regard des actions à mettre en place dans le cadre d’un tel programme sont les suivantes :  

    Identification d’une entité responsable

    Le directeur général de l’établissement de santé, en collaboration avec le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l’établissement (CMDP), doit identifier l’entité interne qui sera responsable de mettre en œuvre le programme local de surveillance de l’usage des antibiotiques et de coordonner les diverses activités s’y rattachant. Cette responsabilité pourrait par exemple être attribuée à une structure multidisciplinaire déjà existante. Cette entité devrait avoir des liens avec le comité de prévention des infections, le département de pharmacie et le CMDP.  

    Cette entité devra élaborer un plan d’action lui permettant de planifier et de prioriser les activités de façon optimale et structurée. Le cas échéant, les activités qui sont déjà réalisées dans l’établissement devront être actualisées afin de s’assurer qu’elles respectent les paramètres établis dans le Cadre de référence relatif à l’usage optimal des anti-infectieux et au suivi de leur utilisation en milieu hospitalier.

    Ce plan d’action devra notamment inclure les actions qui ont été identifiées dans la présente directive.

    Suivi de la consommation des antibiotiques (surveillance quantitative)

    L’unité de mesure qui est à privilégier est la dose journalière définie (defined daily dose - DDD) par 1 000 jours-présence, par unité de soins et par période financière, tel que précisé dans le Cadre de référence. Cette mesure doit être idéalement calculée à partir des quantités réelles consommées en grammes (ou en millions d’unités internationales – UI) pour chaque molécule. 

    Cette mesure permettra notamment de faire une concordance avec les données concernant les résistances bactériennes observées localement ou de faire la corrélation avec l’apparition d’infections nosocomiales comme le Clostridium Difficile.  

    Le choix des antibiotiques à suivre doit tenir compte des problématiques relatives à l’usage de ces produits dans l’établissement. De l’avis d’experts consultés, le suivi de la consommation des antibiotiques suivants pourrait être une cible à prioriser s’ils sont inscrits au formulaire de l’établissement : l’imipénem/cilastatine, le méropénem, le doripénem, la ciprofloxacine, la lévofloxacine, la moxifloxacine, la pipéracilline/tazobactam et la ticarcilline/clavulanate de potassium.

    Le calcul des DDD à l’aide du système d’information en pharmacie est une fonctionnalité qui devrait être disponible puisqu’elle fait partie des critères de normalisation des fournisseurs de système d’information élaborés et diffusés dans le cadre du projet SARDM en 2008. Elle permettra que le suivi quantitatif puisse être effectué de manière automatisée.  

    Réalisation d’activités de surveillance qualitative

    Les établissements de santé pourront adopter différentes stratégies pour réaliser un suivi qualitatif de l’usage des antibiotiques et une évaluation des pratiques en antibiothérapie. Il peut s’agir de stratégies éducatives, facilitantes ou structurantes telles que décrites dans le Cadre de référence relatif à l’usage optimal des anti-infectieux et au suivi de l’utilisation de ces médicaments en milieu hospitalier. Le choix des stratégies doit être fait selon la réalité du milieu, notamment en fonction de la clientèle de l’établissement et de l’historique en matière d’infections nosocomiales. 

    Ces stratégies peuvent cibler en premier lieu une population particulière pour être ensuite étendues à d’autres clientèles. Par exemple, les établissements de santé offrant des services de chirurgie devraient réaliser des activités d’évaluation de l’usage de l’antibioprophylaxie chirurgicale afin d’intervenir, le cas échéant, sur des problèmes pouvant être rencontrés à ce chapitre comme un choix inapproprié de l’antibiotique ou une durée d’utilisation trop longue.  

    Les établissements sont invités à partager leur expérience entre eux et à solliciter l’expertise d’organisations ou de comités québécois spécialisés sur le sujet.  

    Suivi

    Le MSSS s’attend à ce que les établissements de santé, plus particulièrement les CHSGS et les CSSS à mission hospitalière, fassent le nécessaire pour implanter un programme d’usage optimal des antibiotiques. 

    Le MSSS demande aux établissements de santé d’identifier dans les meilleurs délais l’entité interne qui sera responsable de mettre en place un programme de surveillance de l’usage des antibiotiques afin que ce dernier soit fonctionnel le plus rapidement possible.

    Le directeur général devra en informer le conseil d’administration de l’établissement, qui en informera l’agence de santé et de services sociaux de sa région, d’ici le 31 mars 2012. De plus, le plan d’action ainsi que le bilan annuel des activités au regard de la surveillance de l’usage des antibiotiques devront être déposés au conseil d’administration de l’établissement. 

    Le MSSS compte sur les agences de santé et de services sociaux pour promouvoir la présente démarche auprès de ses établissements ainsi que pour les soutenir dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action en regard d’un programme de surveillance de l’usage des antibiotiques en établissements de santé. 



















    Le sous-ministre adjoint,


    Original signé par

    Denis Lalumière
    Direction(s) ou service(s) ressource(s)
    NomCoordonnée(s)
    Direction des affaires pharmaceutiques et du médicament 418 266-8810
    Politique d'accessibilité
    Gouvernement du Québec
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